VII
Nuits blanches et journees noires
[Couplet 1]
Des fois j’ai le moral, des fois j’ai pas la force
Il paraît que nos âmes ne connaissent pas la mort
La musique me permet d’apaiser mon esprit
J’essaie de la fermer et de faire preuve de modestie
Si j’suis mauvais c’est qu’on a tout fait pour
Un grand pardon, un peu du genre de Yom Kippour
On sait qui sont les vrais, quand les repères se perdent
J’ai gagné le respect car j’suis rеsté intègre
Y a pas de trêve, la mort taf lе week-end
Huit milliards d’hommes ont fait un rêve, celui de me voir dead
Merde, et les poètes deviennent paranoïaques
Coupe la came au kérosène ou bien au carbonate
J’observe un peu, blessé dans mon orgueil
Des putains de fantômes m’empêchent de fermer l’œil
Et dans un grand silence, je termine mon histoire
J’alterne entre mes nuits blanches et mes journées noires
[Couplet 2]
La mort est le salaire du péché paraît-il
J’me perds dans les prières d’un Dieu inaccessible
J’aimerais poser des mots sur tout ce que tu ressens
Ce que la vie te donne la mort te le reprend
Que t’aies du pognon sous ton matelas ou ton oreiller
La mort sera le prix qu’on devra tous payer
Parlez moins fort, les défunts se reposent
J’ai planqué un fusil dans un bouquet de roses
J’déplaçais des montagnes, est-ce que t’as oublié ?
Balance l’instrumental, je vais te bousiller
Mes phrases ont le diamètre d’une balle dans l’œil
Le bas noir sur la tête comme une femme en deuil
J’suis même pas dépressif seulement tellement déçu
Si tu courbes l’échine on te montera dessus
J’suis comme dans l’antichambre de mon purgatoire
J’alterne entre mes nuits blanches et mes journées noires