[Intro]
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
Quand j'y pense, poto
Où serait ma chance quand j'y pense ?
[Couplet 1]
Je regarde les infos, partout l'essence se mêle au sable
Je lis les journaux, partout le sang se mêle au sabre
La chaleur humaine ou plutôt froideur polaire
Plus tragique et plus commerciale qu'une paire de Nike Air
Les cœurs battent au rythme du fric
Mec à les entendre, les démunis du monde n'ont que ce qu'ils méritent
Étrange monde que celui dans lequel on est
Si tout ça te fait que dalle, c'est que t'as vraiment souffert gros
Je connais la haine et côtoie la jalousie
Qui rasent en quelques minutes le travail de toute une vie
Ça peut paraître dérisoire, ma mélancolie dérange
Il faudrait que je change pour voir les anges
Ici c'est niqué, personne sera épargné
Les seuls traités qu'on signe c'est les promesses de faire saigner
J'aime pas les questions et plus le temps de polémiquer
Je viens de là où les gens te serrent la main pour mieux te niquer
[Refrain]
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
[Couplet 2]
Je traîne sur le pavé en compagnie du peu de cervelle qui me reste
Un illicite insecte t'inspecte
Voilà ce qui m'affecte, m'irrite me file les cheveux blancs
Me pousse à flairer les coups fumants
Comme beaucoup, inaugure chaque jour des nouveaux jeux de torture
C'est ma race qui paye la facture, sûr
Ici pas d'crédit, nos vies des tragédies grecques
Des Princes de la ville on se fait le remake
Mon instinct souvent schizophrène
Des fois me sauve ou me freine mais toujours la vie sauve à la trentaine
Sur tous les fuseaux horaires ça peut finir comme au Darfour
En prise d'otage, genre Bettencourt
Cours, gros, mais y'a nulle part où aller
Sans mon septième sens j'serais mort découpé ou empalé
Mais est-ce la chance ou ma bonne étoile
La France, mère de mes déboires
J'ai trompé la mort tellement de fois sans jamais le savoir
[Refrain]
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
[Couplet 3]
La terre n'est qu'un palais de cortèges noirs
Où illusoire est l'unité comme l'amour dans un bar de joie
Toujours l'ouvrier face au bourgeois
Le fer face au bout de bois, le fier face au Judas
Quant à moi, je marche au pas de mes intuitions
Quand sécuritaire est l'obsession, mortelle la pression
Je crie ma douleur sur la session
C'est nos paroles contre les leurs, sans concession
A l'instinct j'applique ma mission de survivre
Peu d'évasion à part les drogues qui nous enivrent
Tous dans la brume comme à New Delhi
La roue de la chance est voilée
Et toutes nos vies en sursis sont comptées
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a tellement de corps sous les décombres
Face à l'oseille beaucoup succombent
Et n'hésitent pas à faire les pires actes et en nombre
[Refrain]
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?
Les yeux du monde se sont fermés sur l'immonde
Y'a plus de confiance et c'est au diable qu'on se fiance
Le constat est sombre et blanche est la saison
Sans mon septième sens où serait ma chance quand j'y pense ?